SOS espèces
en voie de disparition

Sauvetage d’un bébé
orang-outan orphelin à Bornéo, en Indonésie.
« La biodiversité est en danger, et l’on se
trouve dans une crise sans précédent. » Ce cri
d’alarme ne vient pas d’associations écologistes, mais
de scientifiques du monde entier.
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Un mammifère sur quatre est menacé
d’extinction
En 2004, pas moins de 3 330 espèces animales et végétales
menacées d’extinction ont été ajoutées à la liste rouge de
l’Union mondiale pour la nature (UICN), soit un mammifère sur
quatre, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit... Il y a
urgence, ont rappelé un millier de scientifiques lors de la
Conférence scientifique internationale sur la biodiversité qui
s’est tenue à l’Unesco, à Paris, en janvier 2005.
D’ici à moins d’un demi-siècle, de 15 à 50 % des
espèces animales et végétales pourraient avoir disparu de la
surface de la Terre. Le déclin de la biodiversité est tel que les
scientifiques parlent de la sixième grande crise d’extinction
des espèces depuis que la vie est apparue sur notre planète.
L’homme est le premier responsable de ces disparitions. À
grands coups de déforestation, de mise en culture,
d’implantation d’industries polluantes, il a
déstabilisé de nombreux systèmes écologiques et bouleversé le
climat, au point de compromettre les capacités de nombre
d’espèces à se reproduire.
Nos plus
proches cousins sur le plan génétique - chimpanzés, gorilles,
orangs-outans - déclinent sous l’effet de la déforestation,
de la pression démographique, de la chasse, des trafics et des
épidémies. Reste qu’il est encore possible de protéger les
espèces menacées de disparition. Par exemple, la France,
l’Italie et Monaco se sont engagés, depuis le 21 février
2002, à créer un sanctuaire pour les mammifères marins en mer
Méditerranée. S’étendant sur environ 85 000 kilomètres
carrés, ce site recouvre la zone la plus parcourue par les
mammifères marins en Méditerranée occidentale : quelque 1 000
baleines (rorquals communs) et 25 000 dauphins bleu et blanc, sans
oublier des petits cétacés et des cachalots. La fondation de ce
sanctuaire favorise la protection de ce milieu exceptionnel.
Aujourd’hui, les États doivent faire face à ce nouveau défi
qu’est la préservation de la biodiversité, car celle-ci est
un patrimoine vital pour les générations .
Les signaux d’une catastrophe
annoncée
Les forêts tropicales en
sursis
Alors qu’elles occupent 7 % de la surface terrestre, les
forêts tropicales hébergent plus de la moitié des espèces végétales
et animales de la planète. Pourtant, chaque année, 17 millions
d’hectares partent en fumée. L’Amazonie brésilienne a
perdu 16,3 % de sa superficie forestière depuis les années 1970,
soit la surface de la France et du Portugal réunis. Si la
déforestation de l’Amazonie se poursuit à ce rythme, dans une
cinquantaine d’années, nos descendants auront une savane à la
place de la forêt.
Coup de chaud sur la
banquise
Les régions polaires accusent le coup des changements climatiques.
Elles qui abritent certains des plus importants écosystèmes marins
de la planète subissent de plein fouet les contrecoups de
l’activité humaine (augmentation des émissions de gaz à effet
de serre réchauffant l’atmosphère, surexploitation des
ressources naturelles). En Arctique, la banquise s’est
réduite, ces trente dernières années, d’une surface
équivalente à près de deux fois la France.
SOS grand bleu
Les milieux marins sont aujourd’hui menacés par la surpêche
industrielle, la pollution, l’urbanisation des côtes, la
destruction des récifs de coraux ou des zones de reproduction de
différentes espèces. À peine 0,5 % des océans est protégé, alors
qu’il serait nécessaire de créer des sanctuaires représentant
au moins 15 % du milieu marin mondial pour assurer le maintien de
sa biodiversité.
Eau douce
: source de vie
L’eau douce ne représente que 2,5 % de l’eau sur notre
planète bleue. Un milliard d’êtres humains n’ont pas
accès à l’eau potable et la moitié de l’humanité
consomme une eau non potable. M. G. _

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